Mons-en-Barœul : Écoliers et collégiens sur les traces de Gabriel Pagnerre


Mercredi après-midi, une classe de sixième du collège privé Lacordaire et une classe de cours moyen de l’école publique des Provinces, sont tombées nez à nez, dans le Vieux Mons, rue Henri-Poissonnier.

Enfants et adolescents ont eu la surprise de découvrir que, sans que cela ne soit concerté ou qu’un événement particulier ne le justifie, ils travaillaient sur le même thème, la ville historique et l’architecte Gabriel Pagnerre.

« La sortie pédagogique fait partie intégrante de nos méthodes d’enseignement », expliquent Alain Chevalier, conseiller pédagogique, et Jean-Claude Lestavel, professeur des écoles, qui encadrent les élèves de l’école des Provinces. « Nous en avons réalisé beaucoup, au cours de l’année. Celle-ci était très intéressante pour ces élèves qui habitent tous le Nouveau Mons. Ils ont découvert, qu’autrefois, Mons était un village. Les maisons de ce quartier sont anciennes. Certaines sont très petites, d’autres très grandes et très luxueuses. Celles qui ont été dessinées par l’architecte Gabriel Pagnerre sont particulièrement réussies. Nous avons vu celles qu’il a habitées, rue du général-de Gaulle puis du Trocadéro. »

Les élèves ont aussi été surpris, en visitant les anciennes écoles, de découvrir qu’il y avait une école de filles et une école de garçons qui étaient séparées. Ils ne sont pas au bout de leurs surprises. Cette semaine, ils vont visiter, au pied de leurs immeubles, les travaux de rénovation du Nouveau Mons : il y aura bien d’autres choses, très différentes, à découvrir.

La visite en ville des élèves du collège Lacordaire a pris la forme d’un jeu de piste. Il fallait trouver des indices dans les différentes rues où a travaillé l’architecte. « En classe, nous avons visionné un film sur Gabriel Pagnerre qui a intéressé les élèves, raconte Antoine Joveneau, le professeur d’histoire. Il s’agissait de voir, sur place, les réalisations de ce personnage extraordinaire qui a habité cette commune. C’était intéressant pour les élèves car il s’agit des rues où ils habitent. Pour le professeur d’histoire, on pouvait exploiter cette époque ancienne. Si l’architecte a dessiné de très belles maisons, il a aussi construit des demeures modestes et participé à des programmes d’habitat social qui ont contribué à développer la ville. »

On notera que toutes les classes du collège Lacordaire étaient de sortie en ville, cet après-midi-là, dans d’autres quartiers et sur d’autres thèmes. Quand l’école est dans la rue, c’est qu’elle travaille. A. C. (CLP)